Page:Sade - Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage,1800.djvu/23

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Oxtiern.

En ai-je de plus sacrée… que dis-je, de plus chère, que celle d’entretenir ta belle maîtresse ? Amélie, dis-lui que je l’attends avec l’émotion de l’amour… avec l’impatience de l’amant.


Amélie, surprise mêlée de colère.

Vous, Monsieur ?


Oxtiern.

Moi, mes sentimens te surprennent ?


Amélie.

Oh non, non, Monsieur, non, rien ne m’étonne aujourd’hui de vous ; Mademoiselle va venir, je vais lui dire que vous l’attendez.




Scène III.


OXTIERN, DERBAC.



Derbac.

Cette fille te connaît, mon ami, et je lis sur son visage des impressions qui me développent tous les mouvemens de l’âme de sa maîtresse.


Oxtiern.

Comment peut-on trembler des mouvemens de l’âme d’une femme ? Pauvre Derbac, tes frayeurs me font rire… Allons, retire-toi, veille aux apprêts de notre

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