Page:Sand - Confession d une jeune fille - vol 2.djvu/68

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désistement, sans nous soucier de votre passé plus que de votre avenir ? »

— Il me semble, répondit Mac-Allan, que la première version est la bonne, puisque c’est à peu près dans ces termes que je compte rédiger nos conventions, si vous les acceptez.

— Vous dites que c’est la bonne interprétation : pouvez-vous me jurer que ce soit la vraie ?

— Et vous, mademoiselle, pouvez-vous me jurer que, si c’est la vraie, vous n’aurez pas d’objection à faire à mes offres ?

— Vous savez que je ne puis vous répondre sans l’aveu de mes conseils.

— De même que je ne puis vous répondre sans un engagement de votre part.

— Je vois bien, lui dis-je, que nous tournons dans un cercle vicieux et que vous vous jouez de ma simplicité. Ce n’est pas une bien belle victoire, monsieur Mac-Allan ! Vous avez dû faire des choses plus glorieuses et plus difficiles en votre vie ! Eh bien, je vais vous dire ce que je pense de la situation. Non-seulement je suis un obstacle à des projets que j’ignore, mais encore, pour des raisons que j’ignore également, on rougît de m’appartenir, et il me semble que, si j’acceptais,… si j’accepte vos offres, on triomphera de mon abaissement et de ma cupidité.