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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND
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Je suis maintenant au courant du peu de fautes qu’elle fait ; elle ne les fait même presque plus.

Dites-moi donc, mon cher enfant, ce que je puis faire pour vous. Je ne peux pas le deviner. Parlez-moi souvent de Maurice et de vous.

Adieu ; je vous embrasse de tout cœur.


XCVI

À MAURICE DUDEVANT, À LA CHÂTRE


Paris, 11 janvier 1833.


Mon cher petit enfant,

J’ai reçu plusieurs lettres de toi auxquelles je n’ai pu répondre. Je viens d’être malade. C’est d’aujourd’hui seulement que je suis levée. J’ai eu un gros rhume avec la fièvre. Ta sœur est enrhumée aussi. Il fait un froid épouvantable, tout le monde tousse. Pour m’achever, le feu a pris dans ma cheminée d’une manière violente. Il a fallu me sauver dans le lit de Solange pour laisser agir les pompiers. Ils ont éteint le feu, du moins à ce qu’ils ont cru, et ils ont gâté mon tapis. Le lendemain, un ramoneur a voulu monter dans la cheminée : le pauvre petit s’est brûlé un peu la poitrine. Le feu y était encore ! Quoiqu’on n’eût pas allumé de feu dans la cheminée, la suie brûlait toujours. Nous avons eu beaucoup de peine à l’éteindre