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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

tout à fait. J’ai donc été chassée de ma chambre plusieurs jours et obligée de passer la nuit dans une chambre sans feu.

Prends garde d’être malade par ce vilain froid ; aie toujours les pieds bien chauds et la gorge enveloppée. Je suis bien aise que tu sois content de tes albums. Je voudrais être au mois de mars pour courir avec toi les boutiques et taper tes joues luisantes. Enfin cela viendra.

Adieu, cher mignon ; sois sage, travaille et ne sois pas malade. Je t’embrasse de toute mon âme ; ta grosse t’embrasse aussi. Elle parle de toi toute la journée, tu es toujours son mignon chéri.


XCVII

À M. JULES BOUCOIRAN, À LA CHÂTRE


Paris, 18 janvier 1833.


Mon cher enfant,

Je n’ai pas répondu plus tôt à votre question par impossibilité. Le fait m’avait paru si peu important, qu’il ne m’en est rien resté dans la mémoire. Mon mari m’a parlé une fois de votre retour chez madame Bertrand. Je vous ai interrogé ; vous m’avez répondu non. Cela me suffisait. Je ne me souviens