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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

c’est-à-dire tout terminé, vitrage, chauffage, boiseries, peintures, tout en un mot.

Bonsoir, mon cher mignon ; je t’embrasse de toute mon âme. Le Paloignon[1] t’embrasse et part le 17. Lambrouche t’embrasse et attendra ou que j’aille à Paris, si la pièce va vite, ou que Manceau vienne me tenir compagnie, si la pièce va plus loin ; car je ne voudrais pas rester inutilement des semaines à Paris dans ce moment-ci, où les capitaux ne pleuvent pas encore. Écris-moi le plus souvent que tu pourras. Marquis a été triste le jour de ton départ et il a flairé Paloignon, qui avait pris ta place à table, puis s’en est allé, d’un air de dégoût.

P. S. — Paloignon s’est endormi encore aujourd’hui dans son pavillon. Il est venu dîner à l’entremets. Il devient très violent et très pédant au domino. Hier au soir, il voulait tuer Aucante, parce que celui-ci ne bouchait pas la pose.

Je viens de recevoir une charmante lettre d’Emmanuel. Va donc le voir. Parle-lui de nous, de Claudie, etc. Il demeure toujours rue Neuve-des-Petits-Champs, 55. Dis à Manceau de lui porter une épreuve de mon portrait. Voici ce qu’il me dit ; lis-le à Manceau :

« Et, à propos, je viens d’entendre dire qu’on a vu un chef-d’œuvre à Paris : la gravure de ton portrait de

  1. Sobriquet du peintre Villevielle, paysagiste distingué, mort tout jeune.