Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/150

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là, sur le rocher ; je ne peux pas l’atteindre, et elle n’ose pas descendre.


LUPO.

Va au diable ! Je dors…


LE BERGER.

Ayez pitié ! j’ai tant de chagrin !


LUPO.

Tu ne peux pas grimper là-haut, cœur de lièvre ?


LE BERGER.

Non, j’ai peur. Montez, vous qui êtes grand et courageux.


LUPO.

Mais sais-tu, imbécile d’enfant, que je suis poursuivi, et que, si je grimpe là-haut, on peut me voir et me régaler d’une arquebusade ou d’un trait d’arbalète ?


LE BERGER.

Hélas ! ma brebis est donc perdue ! et que dira mon père ?


LUPO.

Il te battra ?


LE BERGER.

Oh non ! il est très-doux.