Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/152

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


jamais ! La sentence est rendue, je suis inscrit sur la liste de l’enfer ! et cet inconnu, ce bandit, ce païen qui ne croit pas aux miracles, et qui, de sa main souillée, a profané ton flanc sacré, tu le bénis, tu le désignes, tu l’appelles ! Est-ce une épreuve pour ma foi ? Cet homme m’a trompé peut-être, c’est quelque saint illustre… Frère, éveille-toi, parle-moi, réponds ! dis-moi qui tu es.


LUPO.

Allez tous en enfer ! Je suis le diable !


ANGELO.

Tu me railles. Le démon n’a pas de pouvoir sur celle qui lui a écrasé la tête. Au nom du Très-Haut, je t’adjure de me dire qui tu es.


LUPO.

Si je te le dis, me laisseras-tu un moment de repos, barbe de bouc ?


ANGELO.

Oui, je le jure.


LUPO.

Eh bien ! as-tu ouï parler de Lupo ?