Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/169

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Augustines la faveur de placer ses filles dans le noble couvent. Rarement les riches industriels étaient admis à jouir de cet avantage. Mais les filles bien nées, qui formaient la majorité des pensionnaires, s’en moquaient entre elles par mille sarcasmes. En ce moment mademoiselle de Ventadour trouva le tableau de famille si plaisant, qu’elle cacha son visage dans son mouchoir pour rire à son aise. Rose en fit autant ; mais ce fut pour cacher ses larmes. En voyant l’aînée de ces filles rousses à genoux devant sa mère qui la couvrait de pleurs de joie et la serrait contre son sein, tandis que les au-