Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/248

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


nous appelons bon esprit. Ce ne sont pas de ces grands esprits qui, dans le monde, étalent des boutiques de vanité ; ces esprits-là, dit notre grand saint François de Sales, viennent en religion, non pour s’humilier, mais pour tout conduire et gouverner comme s’ils voulaient faire des leçons de philosophie. Il faut, dit encore le même saint, « qu’un esprit bon soit un esprit bien fait et bien sensé, qui ne soit ni trop grand ni trop petit ; car de tels esprits font toujours beaucoup, sans que pour cela ils le sachent ; ils sont traitables et faciles à conduire ; enfin ils sont disposés à vivre dans