Page:Sand - Theatre complet 4.djvu/42

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FRANÇOISE.

On ne vend pas des souvenirs.


MADAME DUBUISSON.

Nous reparlerons de ça ! Adieu, docteur ; au revoir ! Ma chère Françoise, sans rancune, n’est-ce pas ?


FRANÇOISE, que Cléonice vient d’embrasser.

Oh ! il n’y a pas de quoi !

Elle les accompagne.




Scène XIII


FRANÇOISE, LE DOCTEUR, puis MARIE-JEANNE.




LE DOCTEUR.

Ma foi, si, il y a de quoi. Cette femme-là est absurde !


FRANÇOISE.

Voyons, père, vous ne riez pas de ça ? Vous voilà tout fâché !


LE DOCTEUR.

Eh bien, oui, je le suis ! Il sied bien à l’ancienne hôtesse du Buisson fleuri, parce qu’elle a fait de son enseigne un nom de famille, de trancher avec nous de la protectrice et de te donner des conseils… à toi !


MARIE-JEANNE, qui est entrée comme pour ranger et qui entend sans écouter.

Et puis je vous l’avais dit, moi : M. Henri vient nous voir en ville tous les matins depuis huit jours…


FRANÇOISE.

Comme tous les ans.


MARIE-JEANNE.

Non ! les autres années, il vient trois ou quatre fois, et il ne reste pas au pays.


LE DOCTEUR.

Marie-Jeanne a raison, et ce n’est pas pour rien que nous l’appelons la judicieuse ! Il nous faudra dire à Henri…