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pleine lune ou croissant

Et les chemins passants rient de leurs ornières
Aux moineaux bedonnants qui pillent le crottin.
Les feuilles ont au vent l’air de lustrer leur face,
La rivière s’active à polir ses cailloux.
Pour mon cœur du moment que nul poids n’embarrasse,
L’heure est laborieuse et le travail est doux.
Je songe au jour cruel que donnerait cette heure,
Si quelque désespoir ennuageait mes yeux :
L’été ferait saigner la brique des demeures,
Un insipide ennui croupirait dans les cieux.