Page:Say - Mélanges et correspondance d’économie politique.djvu/139

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David RICARDO à J.-B. SAY.


Gatcomb-Park, 18 décembre 1817.


Mon cher Monsieur,


Votre dernière lettre[1], qui était adressée à Londres, ne m’est parvenue que mercredi ; ce qui vous expliquera le long temps que j’ai mis a vous répondre.

Depuis votre voyage en Angleterre, je me suis retiré par degrés des affaires ; et comme notre dette est énorme et le prix de nos fonds publics très-élevé, j’en ai de temps à autre retiré mes capitaux, et j’en ai beaucoup placé en terres… Ma vie s’est composée de succès et de soucis ; c’est ce qui fait que je m’arrange, autant que je peux, pour l’avenir, de manière à n’avoir plus aucune inquiétude.

Notre ami Mill va publier son ouvrage sur l’Inde anglaise, auquel il travaille depuis plusieurs années. Avec un talent comme le sien, tout doit devenir, sous sa plume, intéressant

  1. On n’a pu la retrouver.