Page:Say - Mélanges et correspondance d’économie politique.djvu/37

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qui consacrant leur vie au plus grand bien du plus grand nombre ! »

On a déjà remarqué qu’en général les hommes qui s’étaient livrés à une étude approfondie et consciencieuse de l’économie politique, avaient été d’excellens citoyens, des amis très-éclairés et très sincères de la liberté, soit que cette science montre mieux que les autres les effets des mauvaises mesures de gouvernement, soit qu’elle ne permette pas de se faire illusion sur la nature et la valeur des services rendus au public, soit qu’elle ne permette pas de se méprendre sur la véritable source des richesses. M. Say, qui, dès 1789, se prononça pour la cause de la liberté et qui la servit par tous les moyens qui étaient en son pouvoir, est resté fidèle à ses principes jusqu’à la fin de sa carrière ; rien au monde ne l’aurait déterminé à associer son nom à une mesure désapprouvée par sa conscience.

La plus grande partie des académies de l’Europe le comptaient au nombre de leurs membres ; l’Académie des sciences de Saint Pétersbourg, celle de Madrid, celle de Berlin, l’avaient mis au