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II.

Où le lecteur fait plus ample connaissance
avec les « prétendus »
de Mademoiselle Émerance.



Chez les Dumortier. Une salle à manger de bourgeois cossu. De bons et solides meubles de vieux chêne ciré. Une pendule et deux coupes de marbre se reflètent dans une grande glace au cadre doré. Au centre, une table ronde est recouverte d’un tapis de linoléum à grand fleurage. Monsieur Dumortier et sa femme rentrent de chez les Brayant.

Madame (éclatant). — Vous… vous en avez fait une belle, tantôt.

Monsieur. — Une belle… moi ?

Madame. — Quitter comme ça des gens comme les Brayant… et pour qui, je vous le demande, pour un homme comme le vieux Périel…

Monsieur, qui enlevait sa redingote, se fige, un bras dans la manche.

Monsieur. — Qu’avez-vous donc à dire contre Périel, Mélanie ? C’est un honnête garçon qui depuis