Page:Schwob - La Lampe de Psyché, 1906.djvu/37

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Mime viii. Cette lampe à mèche neuve brûle de l’huile fine et claire en face de l’étoile du soir. Le seuil est jonché par les roses que les enfants n’ont pas emportées. Les danseuses balancent les dernières torches qui étendent vers l’ombre leurs doigts de feu. Le petit flûtiste a soufflé encore trois notes aigres dans sa flûte d’os. Les porteurs sont venus avec des coffrets pleins d’anneaux translucides pour les chevilles. Celui-ci a enduit sa figure de suie et m’a chanté les railleries de son dème. Deux femmes aux voiles rouges sourient parmi l’air apaisé, en se frottant les mains de cinabre.

L’étoile du soir monte et les fleurs lourdes se ferment. Près de la grande cuve à vin couverte d’une pierre sculptée s’est assis un enfant rieur