Page:Scribe - Théâtre, 6.djvu/316

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Que ce lieu solitaire
Et que ce doux mystère
Ont de charmes pour moi !
Oui, je sens qu’à ta vue
L’âme doit être émue ;
Mais ce n’est pas d’effroi.
Viens, gentille dame, etc.
Déjà la nuit plus sombre
Sur nous répand son ombre :
Qu’elle tarde à venir !
Dans mon impatience,
Le cœur me bat d’avance
D’attente et de plaisir.
Viens, gentille dame, etc.

(A la fin de la cavatine on entend un air de harpe, et Anna paraît.)


Scène VII.

GEORGES ; ANNA, sortant par le panneau à droite, qui tourne sur un pivot, elle est habillée en blanc, et la tête couverte d’un voile.


GEORGES.

Non, ce n’est point une illusion, c’est elle-même : je distingue dans l’ombre et sa démarche légère et ses vêtemens blancs.

ANNA, à part.

C’est lui ! osera-t-il me suivre ?… Oui ; si ce n’est par reconnaissance, ce sera du moins par frayeur pour la dame blanche.

GEORGES.

Elle approche.