Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/173

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meure — d’une mort aussi douce que la simple pendaison.


AARON.

— S’il existe des démons, je voudrais en être un, — et vivre et brûler dans les flammes éternelles, — pourvu seulement que j’eusse votre compagnie dans l’enfer — et que je pusse vous torturer de mes amères invectives.


LUCIUS.

— Messieurs, fermez-lui la bouche, qu’il ne parle plus.

Entre un goth.

LE GOTH.

— Monseigneur, voilà un messager de Rome — qui désire être admis en votre présence.


LUCIUS.

Qu’il approche.

Entre Æmilius.

— Bienvenu, Æmilius ! quelles nouvelles de Rome ?


ÆMILIUS.

— Seigneur Lucius, et vous, princes des Goths, — l’empereur romain vous salue tous par ma bouche ; — et, ayant appris que vous êtes en armes, — il demande un entretien avec vous dans la maison de votre père ; — il vous invite à réclamer vos otages, — et ils vous seront immédiatement livrés.


PREMIER GOTH.

— Que dit notre général ?


LUCIUS.

— Æmilius, que l’empereur remette ses gages — à mon père et à mon oncle Marcus, — et nous irons… En marche !

Fanfare. Ils sortent.