Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/196

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plétement les deux tisonniers que j’ai rapportés de Londres. Maintenant, ce qui arrive de Londres est toujours bon.


OLIVIER.

Oui, comme tout ce qu’on va chercher loin, vous savez. Mais voyons, en conscience, est-ce que nous n’avons pas à la campagne des tisonniers aussi bons qu’il le faut à mettre au feu ?


SAMUEL.

L’idée qu’on se fait d’une chose est tout ; et, comme tu viens de le dire, les choses loin cherchées sont les meilleures pour les dames.


OLIVIER.

Oui, voire pour les gentilles femmes de chambre.


SAMUEL.

Dis donc, Ralph, est-ce que cet orage a aigri notre bière ?


RALPH.

Non, non, elle garde encore son bouquet.


SAMUEL.

Eh bien donc, venez avec moi ; je vais vous faire connaître la meilleure manière de se soûler. Je l’ai apprise à Londres la semaine dernière.


RALPH.

En vérité ? Voyons, voyons.


SAMUEL.

La manière la plus magnifique ! On ne peut que gagner à se soûler ainsi ! On boit genou en terre, et cela s’appelle à Londres être sacré chevalier.


RALPH.

Voilà qui est excellent, ma foi !


SAMUEL.

Allons ! suivez-moi, je vais vous conférer tous les degrés de l’ordre.

Ils sortent.