Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/201

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femme. — Quel tracas ! quel tracas ! Trois enfants pendus après moi — comme trois fléaux ! fi ! fi ! fi ! Courtisane et bâtards ! — Bâtards et courtisane !

Entrent trois gentlemen qui ont écouté ses dernières paroles.

PREMIER GENTLEMAN.

— Encore ces odieuses pensées qui hurlent sur vos lèvres ! — Est-ce donc pour salir l’honneur de votre femme — que vous êtes descendu de noble race ? Ceux que les hommes appellent fous — ne mettent en danger que les autres ; mais il est plus que fou — celui qui se blesse lui-même, et, de ses propres paroles, proclame — d’indignes calomnies, pour souiller son nom resté pur. — Ce n’est pas convenable ; cessez, je vous prie.


DEUXIÈME GENTLEMAN.

— Cher monsieur, que la décence vous retienne.


TROISIÈME GENTLEMAN.

— Que l’honnête courtoisie ait sur vous quelque empire !


LE MARI.

— Bonsoir ! Je vous remercie, monsieur, comment vous portez-vous ? Au revoir. — Je suis heureux de vous avoir rencontré. Adieu les instructions et les admonitions !

Les gentlemen sortent.
Entre un domestique.

Eh bien, drôle, que veux-tu ?


LE DOMESTIQUE.

Vous annoncer seulement, monsieur, que ma maîtresse a rencontré en route des gens qui l’ont mandée à Londres, de la part de son honorable oncle, l’ancien tuteur de votre révérence.