Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/275

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Il montre Émilie.

Veuillez rendre hommage à ses perfections. — Vous avez aujourd’hui par vos prouesses honoré son beau jour de naissance, — et il vous est dû de lui appartenir ; baisez sa jolie main, monsieur.


ARCITE.

— Monsieur, vous êtes un noble donateur.

À Émilie.

Très-chère beauté, — laissez-moi sceller ainsi l’engagement de ma foi. Si jamais votre serviteur, — votre très-indigne créature, vous offense, — commandez-lui de mourir, il mourra.


ÉMILIE.

Ce serait trop cruel. — Je verrai bientôt, monsieur, si vous êtes méritant. — Vous êtes à moi ; et j’aurai pour vous des égards — un peu au-dessus de votre rang.


PIRITHOÜS.

— Je vais vous faire équiper ; et, puisque vous dites — que vous êtes un cavalier, je me fais un devoir de vous inviter — à chevaucher cette après-midi ; mais c’est une rude bête.


ARCITE.

— Je ne l’en aime que mieux, prince ; je suis sûr alors — de ne pas geler en selle.


THÉSÉE, à Hippolyte.

Chère, il faut vous préparer ; — et vous, Émilie, et vous, ami, et tous. — Demain, dès l’aube, nous célébrerons — Mai fleuri dans le bois de Diane… Servez bien, monsieur, — votre maîtresse… Émilie, j’espère — qu’il n’ira pas à pied.


ÉMILIE.

Ce serait une honte, monsieur, — quand j’ai des chevaux… Choisissez ; et — faites-moi seulement savoir tout ce dont vous aurez besoin. — Si vous me servez fidèlement,