Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/288

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ARCITE.

— Voilà tout ce qui est nécessaire : limes, chemises, parfums. — Je reviendrai dans deux heures, et j’apporterai — ce qui calmera tout !


PALÉMON.

Une épée et une armure ?


ARCITE.

— Comptez sur moi. Vous êtes maintenant par trop brutal. Adieu. — Ôtez toute votre ferraille ; vous ne manquerez de rien.


PALÉMON.

— Maroufle !


ARCITE.

Je n’écoute plus rien.

Il sort.

PALÉMON.

S’il tient parole, il est mort.

Il sort.

SCÈNE IV

[Une autre partie du bois.]
Entre la fille du geôlier.

LA FILLE DU GEÔLIER.

— J’ai bien froid ; et aussi toutes les étoiles ont disparu, — les petites étoiles, et toutes celles qui scintillent comme des paillettes. — Le soleil a vu ma folie… Palémon !… — Hélas ! non… il est au ciel… Où suis-je maintenant ? — Voilà la mer là-bas, et voilà un navire ! comme il roule ! — Et voilà une roche cachée sous l’eau qui le guette… — Là, là, il se heurte contre elle ! Là, là, là ! — Il se déclare une voie d’eau, une solide ! comme ils crient !… — Mettez-la sous le