Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/300

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ARCITE.

Je vais la boucler au plus près.


PALÉMON.

— Aussi près que vous pourrez.


ARCITE.

Vous ne vous souciez pas d’une grand’garde ?


PALÉMON.

— Non, non ; nous n’emploierons pas de chevaux ; je m’aperçois — que vous êtes impatient de combattre.


ARCITE.

Je suis calme.


PALÉMON.

— Et moi aussi… Bon cousin, enfoncez la boucle — aussi loin que possible.


ARCITE.

Je vous en réponds.


PALÉMON.

Mon casque maintenant !


ARCITE.

— Voulez-vous combattre les bras nus ?


PALÉMON.

Nous n’en serons que plus lestes.


ARCITE.

— Mais mettez des gantelets cependant ; ceux-ci sont les moins bons ; — de grâce, prenez les miens, bon cousin.


PALÉMON.

Je vous remercie, Arcite. — Quelle mine ai-je ? Suis-je bien altéré ?


ARCITE.

— Ma foi, très-peu. L’amour vous a traité avec indulgence.


PALÉMON.

— Je te garantis que je vais frapper juste !