Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/358

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ÉPILOGUE.

— Je voudrais maintenant vous demander comment vous trouvez la pièce. — Mais, ainsi qu’un écolier qui ne sait que dire, — j’ai une cruelle frayeur. De grâce pourtant, demeurez une minute, — que je vous regarde ! Personne ne sourit ? — Alors ça va mal, je le vois. Que celui qui — a aimé une belle jeune fille, montre son visage !… — (Il serait étrange que nul ici ne fût dans ce cas…) Et, s’il veut agir — contre sa conscience, qu’il siffle et ruine — notre marché !… C’est en vain, je le vois, qu’on essayerait de vous retenir. — Eh bien, tant pis ! à votre guise !… Que dites-vous maintenant ?… — Ah ! ne vous méprenez pas sur ma pensée, je ne suis pas un insolent. — Nous n’avons nulle raison d’être outrecuidants. Si le conte que nous vous avons conté, — (car ce n’est qu’un conte), vous satisfait aucunement, — (comme il vous est présenté dans cette honnête intention), — nous avons atteint notre but ; et avant peu nous vous en conterons, — j’ose le dire, de meilleurs encore pour prolonger - vos vieilles sympathies pour nous. Nous et tout notre zèle — nous restons à votre service. Messieurs, bonne nuit !

Fanfares.
FIN DES DEUX NOBLES PARENTS (15).