Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/364

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l’emploi d’une scène secondaire. Voir au cinquième volume de cette traduction (p. 313-14), les explications que j’ai données sur la distribution de l’ancien théâtre anglais.

(15) La légende de Palémon et Arcite avait été transportée sur la scène anglaise, longtemps avant l’apparition du drame signé de Shakespeare et de Fletcher. Les manuscrits de Wood nous apprennent que, « quand la reine Élisabeth visita Oxford en 1566, elle entendit un soir la première partie d’une pièce intitulée Palámon ou Palémon et Arcite, composée par M. Richard Edwards, gentleman de la chapelle royale, et jouée avec grand succès à Christ Church Hall. » Un accident arriva au commencement de la représentation ; un tréteau, chargé de monde, s’effondra, et trois personnes furent tuées — un étudiant de Mary’s-Hall, un brasseur et un cuisinier. Malgré cette catastrophe, la reine n’en fit pas moins continuer la représentation ; sa majesté manifesta même une hilarité inaccoutumée, en riant de tout cœur jusqu’à la fin de la pièce qui pourtant n’était pas comique. — Plus tard, en septembre 1594, un autre ouvrage également intitulé Palémon et Arcite fut joué quatre fois à Newington Butts par les troupes réunies du lord chambellan et du lord amiral.

FIN DES NOTES.