Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/365

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APPENDICE.


LE CONTE DU CHEVALIER.

Extrait des Contes de Cantorbéry de Chaucer].

Il était une fois, comme nous disent les vieux contes, un duc qui s’appelait Thésée. D’Athènes il était seigneur et gouverneur, et dans son temps un tel conquérant qu’il n’y en avait pas de plus grand sous le soleil. Il avait pris maint riche pays. Grâce à sa sagesse et à sa chevalerie, il conquit tout le royaume de Féminie, qui jadis était appel Scythie, et épousa la jeune reine Hippolyte, et la ramena avec lui en son pays, en grande gloire et grande solennité, — en même temps que sa jeune sœur Émilie. Et ainsi, avec la victoire et avec la mélodie, je laisse le digne duc chevaucher vers Athènes, suivi de toute son armée.

Et certes, si le récit n’en était pas trop long, je vous aurais dit en détail comment le royaume de Féminie fut conquis par Thésée et par sa chevalerie, et la grande bataille entre le duc d’Athènes et les Amazones, et comment fut assiégée Hippolyte, la belle reine de Scythie, et la fête qui fut donnée pour sa noce, et le service religieux qui pré-