Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 2.djvu/172

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DAVID.

— Elle a entendu le messager, et écouté notre conversation ; — et, maintenant qu’elle est rassurée, elle se gausse de nous.

Entre un autre messager.

LE MESSAGEB.

— Aux armes, mon bon seigneur. Oh ! nous sommes tous surpris.


LA COMTESSE.

— Courez après l’ambassadeur de France, mon prince, — et dites-lui que vous n’osez pas vous porter sur York. — Donnez-lui pour prétexte que votre bon cheval est boiteux.


DAVID.

— Elle a entendu cela aussi. Intolérable ennui !… — Femme, adieu ! Si je ne reste pas…


LA COMTESSE.

— Ce n’est pas par peur, et pourtant vous vous dépêchez de fuir !

Fanfare d’alarme. Les Écossais sortent.

— Ô heureux secours, sois le bienvenu en notre demeure ! — L’Écossais confiant et bruyamment fanfaron, — qui jurait, devant mes murs, qu’il ne reculerait pas — devant toutes les puissances armées de la terre, — eh bien, sur la simple mention, sur la seule annonce d’une armée, — il s’est enfui d’ici, à l’encontre de l’âpre vent nord-est, — avec cette frayeur sans visage qui toujours tourne le dos.

Entrent Montague et d’autres officiers.

— Ô jour d’été ! voilà mon neveu qui arrive !


MONTAGUE.

— Comment va ma tante ?… Çà, tante, nous ne sommes