Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/140

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instruments — une mélodie éplorée. Le silence funèbre de la nuit — accompagnera bien votre douleur doucement gémissante. — Ce n’est que comme cela que vous l’obtiendrez.


LE DUC.

— Cette tactique montre que tu as été amoureux.


THURIO.

— Et je veux ce soir même mettre ton avis en pratique. — Ainsi, suave Protée, mon directeur, — allons de ce pas dans la cité — choisir quelques musiciens habiles. — J’ai un sonnet qui fera parfaitement l’affaire, — comme prélude à ton beau programme.


LE DUC.

— À l’œuvre, messieurs !


PROTÉE.

— Nous resterons auprès de Votre Grâce jusqu’après souper : — et ensuite nous arrêterons nos plans.


LE DUC.

— Non ! tout de suite à l’œuvre ! je vous excuserai.

Ils sortent.

Scène XIII.


[Une forêt, près de Mantoue.]


Entrent plusieurs bandits.

PREMIER BANDIT.

— Camarades, rangez-vous. Je vois un passant.


DEUXIÈME BANDIT.

— Quand il y en aurait dix, ne reculons pas, tombons dessus.