Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/162

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ÉGLAMOUR.

— Ne craignez rien ; la forêt n’est pas à trois lieues d’ici : — si nous pouvons l’atteindre, nous sommes en sûreté.

Ils sortent.

Scène XVI.


[Dans le palais ducal.]


Entrent Thurio, Protée et Julia.

THURIO.

— Sire Protée, que répond Silvia à mes instances ?


PROTÉE.

— Oh ! messire, je la trouve plus douce qu’elle n’était ; — et néanmoins elle fait des objections contre votre personne.


THURIO.

— Que dit-elle ? que j’ai la jambe trop longue ?


PROTÉE.

Non, que vous l’avez trop menue.


THURIO.

— Je porterai des bottes pour la rendre un peu plus ronde.


JULIA, à part.

— Il n’est pas d’éperon qui mène l’amour à ce qu’il déteste.


THURIO.

— Que dit-elle de ma face ?


PROTÉE.

— Qu’elle est blanche.


THURIO.

— Non, elle ment, la coquette. Ma face est brune.