Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/164

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THURIO.

— Pourquoi donc ?


JULIA, à part.

— Parce qu’elles sont à un âne pareil.


PROTÉE.

Parce qu’elles sont aliénées.


JULIA.

Voici venir le duc.


Entre le duc.

LE DUC.

— Eh bien, sire Protée ? Eh bien, Thurio ? — Qui de vous a vu sire Églamour !


THURIO.

— Ce n’est pas moi.


PROTÉE.

Ni moi.


LE DUC.

Avez-vous vu ma fille ?


PROTÉE.

Non plus.


LE DUC.

— Il est donc vrai qu’elle a fui pour rejoindre ce manant de Valentin, — et qu’Églamour l’accompagne. — Cela est certain, car le frère Laurence les a rencontrés tous deux — dans la forêt où il errait par pénitence ; — il l’a parfaitement reconnu, lui, et il a cru deviner que c’était elle ; — mais comme elle était masquée, il n’a pu s’en assurer. — Au surplus, elle a prétendu qu’elle allait se confesser — ce soir à la cellule de Patrick, et on ne l’y a pas trouvée. — Ces présomptions confirment sa fuite. — Aussi, je vous en prie, ne restez pas à discourir, — mais montez à cheval immédiatement et venez me retrouver — au pied de la côte — qui mène à Man-