Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/173

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— Maintenant, je vous en supplie, au nom de votre fille, — accordez la faveur que je vais vous demander.


LE DUC.

— Je l’accorde, à ta requête, quelle qu’elle soit.


VALENTIN.

— Ces proscrits, avec qui j’ai vécu, — sont des hommes doués de nobles qualités ; — pardonnez-leur ce qu’ils ont commis, — et qu’ils soient rappelés de leur exil. — Ils sont réformés, civils, pleins de bons sentiments, et peuvent rendre de grands services, digne seigneur.


LE DUC.

— Tu as prévalu. Je leur pardonne ainsi qu’à toi. — Dispose d’eux, selon les mérites que tu leur connais. — Allons, partons : nous conclurons toutes nos querelles — par des galas, des réjouissances et de rares solennités.


VALENTIN.

— Tout en marchant, je prendrai la liberté — de faire sourire Votre Grâce par mes récits.

Montrant Julia.

— Que pensez-vous de ce page, monseigneur ?


LE DUC.

— Je pense que ce garçon-là a la grâce en lui : il rougit.


VALENTIN.

— Je vous garantis, monseigneur, qu’il a plus de grâce qu’un garçon.


LE DUC.

— Que voulez-vous dire par là ?


VALENTIN.

— Si cela vous plaît, je vous raconterai, chemin faisant, — des événements qui vous émerveilleront. — En