Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/209

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Entre Lancelot, portant une lettre.

LORENZO.

Ami Lancelot, quelle nouvelle ?


LANCELOT.

— S’il vous plaît rompre ce cachet, vous le saurez probablement.


LORENZO.

— Je reconnais la main ; ma foi, c’est une jolie main : — elle est plus blanche que le papier sur lequel elle a écrit, — cette jolie main-là !


GRATIANO.

Nouvelle d’amour, sans doute. —


LANCELOT, se retirant.

Avec votre permission, monsieur…


LORENZO.

Où vas-tu ?


LANCELOT.

Pardieu, monsieur, inviter mon vieux maître le juif à souper ce soir chez mon nouveau maître le chrétien.


LORENZO, bas à Lancelot, en lui remettant de l’argent.

— Arrête ; prends ceci… Dis à la gentille Jessica — que je ne lui manquerai pas… Parle-lui en secret ; va.

Sort Lancelot.

— Messieurs, — voulez-vous vous préparer pour la mascarade de ce soir ? Je suis pourvu d’un porte-torche.


SALARINO.

— Oui, pardieu ! j’y vais à l’instant.


SOLANIO.

— Et moi aussi.


LORENZO.

Venez nous rejoindre, Gratiano et moi, — dans une heure d’ici, au logis de Gratiano.