Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/219

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Les tombes dorées renferment des vers.
Si vous aviez été aussi sage que hardi.
Jeune de corps et vieux de jugement.
Votre réponse n’aurait pas été sur ce parchemin.
Adieu : recevez ce froid congé.

— Bien froid, en vérité. Peines perdues ! — Adieu donc, brûlante flamme ! Salut, désespoir glacé. — Portia, adieu, j’ai le cœur trop affligé — pour prolonger un pénible arrachements Ainsi partent les perdants.

Il sort.

PORTIA.

— Charmant débarras !… Fermez les rideaux, allons ! — Puissent tous ceux de sa couleur me choisir de même !

Tous sortent.

Scène XI.


[Venise. Une rue.}


Entrent Salarino et Solanio.

SALARINO.

— Oui, mon brave, j’ai vu Bassanio mettre à la voile ; — Gratiano est parti avec lui. — Et je suis sûr que Lorenzo n’est pas sur leur navire.


SOLANIO.

— Ce coquin de juif a par ses cris éveillé le doge, — qui est sorti avec lui pour fouiller le navire de Bassanio.


SALARINO.

— Il est arrivé trop tard; le navire était à la voile. — Mais on a donné à entendre au doge — que Lorenzo et son amoureuse Jessica — ont été vus ensemble dans une