Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/269

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Que ses services et mon amitié — soient mis en balance avec la recommandation de votre femme.


BASSANIO.

— Va, Gratiano, cours et rattrape-le ; donne-lui la bague, et ramène-le, si tu peux, — à la maison d’Antonio. Cours, dépêche-toi.

Gratiano sort.

— Allons chez vous de ce pas. — Demain matin de bonne heure, nous volerons tous deux — vers Belmont. Venez, Antonio.

Ils sortent.

Scène XIX.


[Une rue de Venise.]


Entrent Portia et Nérissa.

PORTIA.

— Informe-toi de la demeure du juif ; présente-lui cet acte, — et fais-le-lui signer. Nous partirons ce soir, — et nous serons chez nous un jour avant nos maris. — Cet acte-là sera le bienvenu auprès de Lorenzo.


Entre Gratiano.

GRATIANO.

— Mon beau monsieur, vous voilà heureusement rattrapé : — monseigneur Bassanio, toute réflexion faite, — vous envoie cette bague, et implore — votre compagnie à dîner.


PORTIA.

C’est impossible. — Pour la bague, je l’accepte avec une vive reconnaissance ; — dites-le-lui bien, je vous prie. Ah ! — je vous prie aussi de montrer à mon jeune clerc la maison du vieux juif.