Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/315

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accès moroses, — car alors il est plein de choses profondes.


DEUXIÈME SEIGNEUR.

Je vais vous conduire droit à lui.

Ils sortent.

Scène V.


[Dans le palais ducal.]


Entre le duc Frédéric, suivi de seigneurs et de courtisans.

FRÉDÉRIC.

— Est-il possible que personne ne les ait vues ? — Cela ne peut être : quelques traîtres de ma cour — sont d’accord et de connivence avec elles.


PREMIER SEIGNEUR.

— Je ne sache pas que quelqu’un les ait aperçues. — Les femmes de chambre qui la servent — l’ont vue se mettre au lit ; mais, le matin de bonne heure, — elles ont trouvé le lit dégarni de son auguste trésor.


DEUXIÈME SEIGNEUR.

— Monseigneur, ce coquin de bouffon qui si souvent — faisait rire Votre Grâce, a également disparu. — Hespérie, la dame d’atours de la princesse, — avoue qu’elle a secrètement entendu — votre fille et sa cousine vanter beaucoup — les qualités et les grâces du lutteur — qui tout dernièrement a assommé le robuste Charles ; ~ et, en quelque lieu qu’elles soient allées, elle croit — que ce jouvenceau est sûrement dans leur compagnie.


FRÉDÉRIC.

— Envoyez chez son frère chercher ce galant ; — s’il est absent, amenez-moi son frère, — je le lui ferai bien trouver : faites vite, — et ne ménagez pas les démarches