Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/333

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Gèle, gèle, ciel aigre,
Tu ne mords pas aussi dur
Qu’un bienfait oublié.
Si fort que tu flagelles les eaux,
Ta lanière ne blesse pas autant
Qu’un ami sans mémoire.
Hé ! ho ! chantons, hé ! ho ! sous le houx vert.
Trop souvent l’amitié est feinte, l’amour, pure folie.
Donc, hé ! ho ! sous le houx !
Cette vie est la plus riante.

Pendant qu’Amiens chantait, le duc a causé à voix basse avec Orlando.

LE DUC.

— Si, en effet, vous êtes le fils du brave sire Roland, comme vous me l’avez dit franchement tout bas, — et comme l’atteste mon regard qui retrouve — son très-fidèle et vivant portrait dans votre visage, — soyez le très-bienvenu ici ! Je suis le duc — qui aimait votre père… Quant à la suite de vos aventures, — venez dans mon antre me la dire.

À Adam.

Bon vieillard, — tu es comme ton maître, le très-bienvenu.

Montrant Adam à un de ses gens.

— Soutenez-le par le bras…

À Orlando.

Donnez-moi votre main, — et faites-moi connaître toutes vos aventures.


Scène XI.


[Dans le palais ducal.]


Entrent le duc Frédéric, Olivier, des seigneurs et des gens de service.

FRÉDÉRIC, à Olivier.

— Vous ne l’avez pas vu depuis ? Messire, messire,