Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/373

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mon amour ! Te le dirai-je, Aliéna ? Je ne puis vivre loin de la vue d’Orlando. Je vais chercher un ombrage et soupirer jusqu’à ce qu’il vienne.


CÉLIA.

Et moi, je vais dormir.

Elles sortent.

Scène XVII.


[Dans la forêt.]


Entrent Jacques et des seigneurs en habits de chasse.

JACQUES.

Quel est celui qui a tué le cerf ?


PREMIER SEIGNEUR.

Monsieur, c’est moi.


JACQUES.

Présentons-le au duc comme un conquérant romain ; il serait bon aussi de poser sur sa tête les cornes du cerf, comme palmes triomphales… Veneur, n’avez-vous pas une chanson de circonstance ?


DEUXIÈME SEIGNEUR.

Oui, monsieur.


JACQUES.

Chantez-la : peu importe que ce soit d’accord, pourvu qu’elle fasse assez de bruit.


CHANSON.

PREMIER CHASSEUR.

Qu’obtiendra celui qui tua le cerf ?


DEUXIÈME CHASSEUR.

Qu’il emporte la peau et les cornes !


PREMIER CHASSEUR.

Puis ramenons-le en chantant.