Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/382

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AUDREY.

Oui, je sais qui c’est : il n’a aucun droit sur moi… Justement voici l’homme dont vous parlez.


Entre William.

PIERRE DE TOUCHE.

C’est pour moi le boire et le manger que la vue d’un villageois. Sur ma foi, nous autres gens d’esprit, nom aurons bien des comptes à rendre. Il faut toujours que nous nous moquions ; nous ne pouvons nous en empêcher.


WILLIAM.

Bonsoir, Audrey.


AUDREY.

Dieu vous donne le bonsoir, William !


WILLIAM, à Pierre de Touche.

Et bonsoir à vous aussi, monsieur.


PIERRE DE TOUCHE.

Bonsoir, mon cher ami. Couvre ton chef, couvre ton chef ; voyons, je t’en prie, couvre-toi… Quel âge avez-vous, l’ami ?


WILLIAM.

Vingt-cinq ans, monsieur.


PIERRE DE TOUCHE.

Un âge mûr. Ton nom est William ?


WILLIAM.

William, monsieur.


PIERRE DE TOUCHE.

Un beau nom. Es-tu né ici dans la forêt ?


WILLIAM.

Oui, monsieur, Dieu merci !


PIERRE DE TOUCHE.

Dieu merci ! Une bonne réponse. Es-tu riche ?


WILLIAM.

Ma foi, monsieur, couci, couci.