Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/393

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

— Ô duc, tenez votre promesse de lui donner votre fille.

Montrant le duc à Orlando.

— Et vous, Orlando, votre promesse d’accepter sa fille… — Phébé, tenez votre promesse de m’épouser, — ou, sur votre refus d’agréer ce berger… — Silvius, tenez votre promesse de l’épouser, — si elle me refuse !… Et sur ce, je pars — afin de résoudre tous ces doutes.

Rosalinde et Célia sortent.

LE VIEUX DUC.

— Il me semble retrouver dans ce jeune pâtre — quelques traits vivants de ma fille.


ORLANDO.

— Monseigneur, la première fois que je l’ai aperçu, — j’ai cru voir un frère de votre fille. — Mais, mon bon seigneur, ce garçon est né dans les bois, — il a été initié aux rudiments — de certaines sciences désespérées par son oncle — qu’il déclare être un grand magicien — caché dans le cercle de cette forêt. —


Entrent Pierre de Touche et Audrey.

JACQUES.

Il faut qu’il y ait un autre déluge en l’air, pour que tous les couples viennent ainsi dans l’arche ! Voici une paire d’animaux étranges que, dans toutes les langues, on appelle des fous.


PIERRE DE TOUCHE.

Salut et compliments à tous !


JACQUES, au duc.

Mon bon seigneur, recevez-le bien. C’est ce gentilhomme au cerveau bariolé que j’ai si souvent rencontré dans la forêt : il a été homme de cour, assure-t-il.


PIERRE DE TOUCHE.

Si quelqu’un en doute, qu’il me soumette à l’examen.