Page:Shakespeare - Un songe de nuit d’été, trad. Spaak, 1919.djvu/47

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HÉLÈNE

Ici-même !…Partout, au temple, dans la ville
Ou dans les champs, vous m’outragez !
Honte, Démétrius ! Vos cruautés offensent
Tout mon sexe !… En amour nous sommes sans défense
Au milieu des dangers !
C*est votre rôle, à vous, de nous faire la cour,
Et non le nôtre… Mais, qu’importe.

DÉMÉTRIUS s’enfuit.

Et non le nôtreMais, qu’importe.
Car je suivrai ton chemin
Jusqu’au jour
D’y tomber morte
De ta main !…

HÉLÈNE s’élance à sa poursuite.

OBÉRON

Adieu, nymphe !… Avant qu’il ne sorte
De ces taillis, c’est ton dédain
Qui bafouera l’aveu de son amour soudain !…

Rentre PUCK.

OBÉRON

As-tu la fleur ?… Sois donc le bienvenu !…


PUCK

As-tu la fleur ?… Sois donc le bienvenu !…Voici.