Page:Shakespeare - Un songe de nuit d’été, trad. Spaak, 1919.djvu/98

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PUCK, enlevant la tête d’âne à CULASSE tandis que jouent les musiciens.

Toi, dès que la lumière entrera sous tes cils,
Regarde avec tes yeux naturels d’imbécile !…


OBÉRON

Chante musique !… Et vous, reine, prenez ma main !
Nous bercerons la couche où rêvent ces dormeurs !…
Nous voilà bons amis comme autrefois !… Demain,
Vers minuit, nous irons danser dans la demeure
Royale de Thésée, et pourrons y bénir
Son illustre postérité !
Là-même, ces deux couples d’amants vont s’unir,
Et chacun prendra part à leur félicité !…


PUCK

Roi des Elfes, ce chant lointain,
C’est l’alouette du matin !…


OBÉRON

Partons !… Dans cette paix austère
Accompagnons la nuit mourante.
Nous pouvons encercler la terre
Plus vite que la lune errante !…


TITANIA

Viens, mon seigneur ; soutiens mon vol !
Et dis-moi comment ton amie
A pu se trouver, sur le sol.
Avec des mortels, endormie ?…


Ils sortent. L’aube naît. On entend le son du cor.
Entrent THÉSÉE, HIPPOLYTE, ÉGÉE et leur suite.
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