Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/49

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


santé, mais il est très-silencieux, et paraît embarrassé lorsqu’un autre que moi entre dans sa chambre. Cependant, ses manières sont si engageantes et si douces, que les matelots s’intéressent tous à son sort, quoiqu’ils aient eu très-peu de communication avec lui. Pour moi, je commence à l’aimer comme un frère ; et son chagrin profond et continuel m’attire vers lui, et m’inspire de la compassion. Il faut qu’il ait été un homme bien remarquable dans des jours plus heureux pour lui, puisque dans le malheur il est encore si attrayant et si aimable.

» Je disais dans une de mes lettres, ma chère Marguerite, que je ne trouverais pas d’amis sur le