Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/111

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


taient pas pour moi. Les douces exhortations du vieillard, et la conversation vive du bien-aimé Félix, ne s’adressaient pas à moi. Malheureux, malheureux que j’étais !

» Je reçus de nouvelles et plus profondes leçons. J’entendis parler de la différence des sexes, de la naissance et de la croissance des enfans ; combien le père aimait le sourire de l’enfant au berceau, et les vives saillies d’un fils plus grand ; comment la vie de la mère se passait dans les soins précieux de leur éducation ; comment l’esprit de la jeunesse s’étendait et s’instruisait ; je sus ce qu’étaient un frère, une sœur ; et je connus toutes les différentes parentés qui lient mutuellement un être à un autre.