Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/136

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la tombe ; personne ne devait venir verser des pleurs sur ma cendre. Mon extérieur était hideux, et ma stature gigantesque : Que devais-je en penser ? Qui étais-je ? Qu’étais-je ? D’où venais-je ? Quelle était ma destinée ? Ces questions revenaient sans cesse, sans que je pusse les résoudre.

» Le volume des Vies de Plutarque, qui était tombé entre mes mains, contenait les histoires des premiers fondateurs des anciennes républiques. Ce livre fit sur moi une impression entièrement différente de celle que j’avais éprouvée en lisant Werther. Les rêveries de ce jeune Allemand m’avaient appris à connaître le désespoir et les passions ; Plutarque me montra de