Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/148

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protection et leur amitié ; mon cœur avait besoin d’être connu et aimé de ces intéressantes créatures ; toute mon ambition se bornait à voir leurs doux regards tournés avec affection vers moi. Je n’osais penser qu’ils les détourneraient avec mépris et horreur. Le pauvre, qui s’arrêtait à leur porte, n’était jamais repoussé. Je demandais, il est vrai, des trésors bien plus grands qu’un peu de nourriture ou du repos ; je prétendais à l’amitié, à la sympathie, et je ne m’en croyais pas tout-à-fait indigne.

» L’hiver approchait, et une révolution complète des saisons avait eu lieu, depuis que j’étais animé par la vie. Mon attention,