Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/154

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ment, et dont j’espère obtenir l’amitié ».

— « Sont-ils Allemands » ?

— « Non, ils sont Français. Mais changeons de conversation. Je suis une créature malheureuse et abandonnée ; je regarde autour de moi, et je n’ai ni parent, ni ami sur la terre. Ces aimables gens, que je vais trouver, ne m’ont jamais vu, et ne me connaissent que sous bien peu de rapports. Je suis rempli de crainte ; car, si je ne réussis pas auprès d’eux, je dois m’attendre à être un rebut pour le reste des hommes ».

— « Ne désespérez pas. Vivre sans amis, c’est assurément vivre