Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/166

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ma faveur, et j’étais un insensé de m’être exposé à l’horreur de ses enfans. J’aurais dû habituer le vieux de Lacey à moi-même, et ne me découvrir au reste de sa famille, que lorsqu’elle aurait été préparée à me voir. Cette erreur ne me parut pas irréparable. Je méditai long-temps sur le parti que j’aurais à prendre, et je m’arrêtai à celui de retourner à la chaumière, de m’adresser au vieillard, et de le mettre dans ma cause par mes représentations.

» Ces pensées me calmèrent, et me jetèrent, vers l’après-midi, dans un profond sommeil ; mais l’agitation de mon sang ne me permettait pas d’être bercé par des rêves paisibles. L’horrible scène