Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/186

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— « Frankenstein ! tu appartiens donc à mon ennemi… à celui de qui j’ai juré de tirer vengeance ; tu seras ma première victime ».

» L’enfant se débattait encore, et me chargeait d’épithètes qui portaient le désespoir dans mon cœur. Je lui pris le cou pour l’empêcher de crier, et je le vis aussitôt tomber mort à mes pieds.

« En contemplant ma victime, j’avais le cœur gonflé de joie et fier d’un triomphe infernal. Je frappai des mains, en m’écriant : « Moi aussi, je puis porter la désolation ; mon ennemi n’est pas au-dessus de mes atteintes ; cette mort le jetera dans le désespoir, et mille autres mal-