Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/202

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de la petite portion de bonheur qu’il était encore en mon pouvoir de lui accorder.

— « Tu jures d’être bon, lui dis-je ; mais n’as-tu pas déjà montré un degré de perversité tel que je pourrais avec raison me défier de toi ? Ne serait-ce pas une feinte pour accroître ton triomphe, en ouvrant une plus vaste carrière à ta vengeance ? »

— « Qu’est-ce ? Je croyais avoir excité votre compassion, et vous me refusez encore le seul bienfait, qui puisse adoucir mon cœur et me rendre bon ! Si je n’ai ni devoirs, ni affection, la haine et le crime seront mon partage ; aimé d’un autre, je