Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/206

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mes sentimens. Je le vis descendre la montagne avec plus de rapidité que le vol d’un aigle, et je le perdis bientôt de vue parmi les ondulations de la mer de glace.

Son histoire avait duré toute la journée, et le soleil était sur le bord de l’horizon lorsqu’il partit. Il était tard : je devais me hâter de descendre vers la vallée, pour n’être pas enveloppé par l’obscurité ; mais mon cœur était oppressé, et ma marche lente. J’étais retardé par la difficulté de courir parmi les petits sentiers des montagnes, par l’embarras que j’éprouvais à poser mes pieds avec fermeté, et par les émotions dont j’étais occupé, et auxquelles avaient donné lieu les diverses circonstances de la jour-