Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/43

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Laissez-vous aller à la pitié, et ne me dédaignez pas. Écoutez mon histoire : lorsque vous l’aurez entendue, abandonnez-moi, ou ayez pitié de moi, selon que vous m’en jugerez digne ; mais, écoutez-moi. Les criminels ont obtenu des lois humaines, toutes cruelles qu’elles soient, le droit de parler pour leur propre défense, avant d’être condamnés. Écoutez-moi, Frankenstein. Vous m’accusez d’un meurtre ; et, cependant, vous détruiriez avec joie votre propre créature. Ah ! louez l’éternelle justice de l’homme ! Cependant, je ne vous demande pas de m’épargner : écoutez-moi ; et alors, si vous pouvez,